Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, s’est entretenu avec France 24 lors de son passage à Paris après son retour de Chine. Lors de cette interview, plusieurs sujets ont été abordés, notamment l’arrestation de Salomon Kalonda, les manifestations de l’opposition, le processus électoral en cours et la situation sécuritaire dans l’est du pays. Dans cet article, nous vous présentons les points clés de cette interview exclusive avec le ministre Muyaya.
La violence lors des manifestations de l’opposition :
Le porte-parole du gouvernement condamne fermement la violence qui a éclaté lors des manifestations de l’opposition. Il rappelle que la violence n’a pas sa place dans une démocratie et que le respect des règles est essentiel pour consolider le processus démocratique en République démocratique du Congo (RDC). Il mentionne l’incident où des jeunes ont été incités à lancer des pierres sur la police, mettant en danger la vie des enfants qui se trouvaient en première ligne. Le président de la République s’est rendu au chevet d’un enfant blessé lors de ces violences, démontrant ainsi la condamnation de ces actes de violence.
L’arrestation de Salomon Kalonda :
Interrogé sur l’arrestation de Salomon Kalonda, conseiller proche de l’opposant Moïse Katumbi, le ministre Muyaya explique qu’il a été appréhendé par les services de renseignements. Les détails sur les circonstances de son arrestation seront communiqués ultérieurement. Cependant, le ministre souligne que cette arrestation fait suite aux événements récents marqués par des violences. Il mentionne également l’organisation et la préméditation de ces violences par certains membres du parti de Moïse Katumbi, incitant à attaquer une ethnie spécifique et prédisant des morts. Il souligne que les auteurs de violences sont traduits en justice et que des enquêtes sont en cours pour faire toute la lumière sur ces événements.
Les stratégies de l’opposition :
Le ministre Muyaya met en évidence la stratégie de l’opposition visant à discréditer le processus électoral en cours en République démocratique du Congo. Il souligne que cette stratégie repose sur la victimisation et la diabolisation. Il rappelle que le gouvernement a facilité les manifestations de l’opposition en leur permettant de rencontrer le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour discuter de leurs préoccupations, mais que cette opportunité a été rejetée. Il insiste sur le fait que la violence et le chaos ne sont pas des moyens légitimes de faire passer des messages politiques, et que la RDC cherche à consolider son processus démocratique en respectant les règles établies.
Le déroulement des élections :
Interrogé sur le déroulement des élections prévues en décembre, le ministre Muyaya affirme que les élections auront bel et bien lieu à cette date. Le ministre souligne que des mesures ont été prises pour assurer un processus électoral transparent, juste et équitable.
Selon le ministre, des institutions indépendantes seront responsables de l’organisation et de la supervision des élections. Des observateurs nationaux et internationaux seront également présents pour garantir la crédibilité du processus.
Le ministre Muyaya assure que le gouvernement mettra tout en œuvre pour assurer la sécurité lors des élections. Des forces de sécurité seront déployées dans les zones sensibles afin de prévenir toute perturbation ou intimidation des électeurs.
De plus, le ministre annonce que des efforts sont en cours pour sensibiliser la population à l’importance de participer aux élections. Des campagnes d’information et d’éducation civique seront menées pour encourager les citoyens à exercer leur droit de vote.
En ce qui concerne la question de l’égalité des chances, le ministre affirme que des mesures ont été prises pour garantir que tous les candidats bénéficient d’un accès équitable aux ressources et aux médias. Des dispositions ont été prises pour éviter toute ingérence ou partialité dans le processus électoral.
En conclusion, le ministre Muyaya se montre confiant quant au déroulement des élections en décembre. Il affirme que toutes les parties prenantes travaillent ensemble pour assurer des élections libres, transparentes et démocratiques. Le gouvernement reste déterminé à garantir un processus électoral pacifique et à respecter la volonté du peuple.
