Par Danny Ngubaa
Pas de fumée blanche à Pretoria où, sous l’égide de l’ONG sud-africaine ‘’ In Transformation Initiative ‘’ (ITI), les émissaires de Katumbi, Fayulu, Matata, Sessanga et Mukwege discutent afin de tabler, toujours en contact par câble avec leurs bosses, sur une candidature commune de l’Opposition. Tout discours bu, ils sont d’accord sur une chose : ils ne seront jamais d’accord qu’un d’eux les subjugue, d’où la porte de sortie brandit à l’opinion de la mutualisation des efforts dans le contrôle des résultats, histoire de faire bonne figure. Cependant il y a choc et particulièrement entre deux hommes, deux clans.
Oui, il s’agit bien de Katumbi et Fayulu. La glace ne cesse de se briser et pas qu’à Pretoria. En effet, d’une part les pro-Fayulistes continuent d’insister sur la position de leur leader savoir qu’il est le candidat commun naturel. Naturellement, Kashobwe n’est pas de cet avis signé Faden House. Pour s’en convaincre, il suffit de suivre les rixes entre leurs hommes de main par voie des réseaux sociaux comme celui survenu entre Michael Tshibangu, le monsieur communication digitale de Katumbi, et Jean-Marc Kabunda dit 520 GB, le monsieur communication de Fayulu.
Comme les vieilles habitudes ont la peau dure, Moïse Katumbi visiblement a appuyé sur l’accélérateur de la logistique avions, bateaux, …dévoilés comme moyens de campagne. Sans parler d’autres aspects. Visiblement, Kashobwe a lancé l’opération séduction aux 24 autres candidats à la présidentielle. Faden house ne pouvant suivre sur ce sentier.
Cependant, un fait demeure ce que l’on est bien parti pour une course sans deux blocs compacts où l’on verrait d’un côté le camp du Président sortant candidat à sa propre succession et de l’autre celui de l’Opposition avec un candidat commun portant leurs revendications. Tout analyste sérieux sait d’ores et déjà que dans un tel décor, une évidence s’impose : il y aura dispersion des voix pour le scrutin de la présidentielle du 20 décembre 2023. Une perspective peu reluisante pour les challengers de Fatshi puisqu’avec derrière lui l’Union Sacrée de la Nation qui est à ce jour la plus grande super plateforme en place et avec les points positifs de son bilan, ce dernier pourrait si pas atteindre 50 pourcents mais avoir la plus grande côte.
