La CENCO, en publiant son communiqué le 21 mai 2023 sur les manifestations simultanées de l’opposition et du pouvoir, révèle sa partialité et son éloignement de son rôle initial de défense de la vérité et de la justice. Cette instance religieuse ne voit que le mal dans le camp du pouvoir et ne reconnaît que le meilleur dans celui de l’opposition.
La CENCO, dans une lecture financièrement motivée des événements malheureux survenus lors des manifestations, dénonce certes les dérives regrettables de quelques éléments de la PNC, mais omet de souligner que (i) certains manifestants de l’opposition n’ont pas respecté les itinéraires prescrits par les autorités politico-administratives de la Ville-Province de Kinshasa, et que (ii) ceux qui ont suivi l’itinéraire à partir de la place SAKOMBI ont pu marcher sans incident notable.
De plus, la CENCO garde un silence religieux sur l’instrumentalisation dangereuse de la jeunesse, notamment des mineurs, par l’opposition. Les images virales diffusées sur les réseaux sociaux montrent ces jeunes munis de pierres et d’armes blanches, prêts à affronter les forces de défense et de sécurité, suivant des directives préalablement données et confirmées par un député national membre de l’opposition dans plusieurs médias. Face à cette violence planifiée et préméditée, la CENCO estime que le peuple congolais ne doit pas céder à la peur.
Curieusement, la CENCO se limite à dénoncer et condamner uniquement la PNC, dont la mission est pourtant le maintien de l’ordre public.
Pire encore, sans preuves documentées et irréfutables, elle affirme publiquement que ces violences relèvent d’une stratégie de barbarie organisée par l’État pour intimider le peuple, avec la participation d’une Brigade Spéciale de l’UDPS, Force du progrès. De plus, elle affirme également que le véhicule de l’opposant aurait été la cible de tirs à balles réelles. Quelle légèreté de la part de ceux qui prétendent être les gardiens de la société !
Il est grand temps que la CENCO, qui bénéficie des largesses financières de certains opposants, cesse de salir sa soutane en se nourrissant constamment du sang congolais résultant des détournements de fonds publics et autres malversations commises par ceux qu’elle encense et présente aujourd’hui comme des gestionnaires modèles et alternatifs.
Dans ce contexte, la CENCO est vivement invitée à repenser et à adapter sa mission dans notre pays en mettant en place un ministère de réconciliation, de vérité et de justice au service du bien commun universel.
Le mal reste le mal, et nous avons tous l’obligation de le dénoncer, quel qu’en soit l’auteur, plutôt que de nous complaire dans des analyses partiales qui servent des causes bien définies et éloignées du bien-être collectif. Une piété religieuse dépourvue d’amour, de justice, de compassion et de solidarité est un obstacle à l’accomplissement de la volonté divine sur terre.
Il est temps pour la CENCO de se remettre en question et d’adapter sa mission dans notre pays. Au lieu de se laisser influencer par des intérêts financiers provenant de certains opposants, elle devrait se consacrer à promouvoir la réconciliation, la vérité et la justice au service du bien commun universel.
Nous ne devons pas oublier que le mal reste le mal, et il est de notre devoir de le dénoncer, peu importe sa provenance. Au lieu de se laisser emporter par des analyses partiales qui servent des intérêts particuliers, nous devons nous engager à promouvoir le bien-être de tous.
Il est temps de reconstruire une société fondée sur des valeurs solides, telles que l’amour, la justice, la vérité, la compassion et la solidarité. Seule une telle société pourra réaliser la volonté de Dieu sur terre et apporter une véritable transformation à notre nation.
La CENCO a la responsabilité de jouer un rôle clé dans ce processus de transformation. Elle doit se détourner des pratiques qui ternissent sa réputation et se concentrer sur sa véritable mission. En travaillant en faveur de la réconciliation, de la vérité et de la justice, la CENCO pourra contribuer à la construction d’un Congo meilleur et plus équitable pour tous ses citoyens.
Il est temps pour nous tous de faire preuve de discernement et de rejetter les discours partisans. Nous devons rechercher la vérité, dénoncer les injustices et travailler ensemble pour construire un avenir meilleur pour notre nation. La CENCO a un rôle important à jouer dans cette entreprise, et il est essentiel qu’elle prenne conscience de sa responsabilité envers le peuple congolais.
En conclusion, la partialité de la CENCO dans l’opposition congolaise est une réalité qui doit être reconnue. Il est temps que cette instance religieuse reprenne sa véritable mission en œuvrant pour la réconciliation, la vérité et la justice. Seul un engagement sincère envers ces valeurs permettra de construire un avenir meilleur pour notre pays. Le temps du changement est venu, et nous devons tous y contribuer.
