jeudi, juillet 2, 2026

Félix Tshisekedi remet en cause la force est-africaine déployée en RDC

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Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a une fois de plus remis en question la présence de la force de la Communauté est-africaine (EAC) déployée dans l’est de son pays lors de sa visite d’État en Chine. Il remet spécifiquement en question l’efficacité de cette force dans la lutte contre la rébellion du M23. Cependant, il a épargné le contingent burundais, comme il l’a souligné lors de sa rencontre avec la diaspora congolaise. Examinons en détail les raisons de ces critiques.

Rencontre avec Xi Jinping et autres destinations en Chine
Au cours de sa visite officielle en Chine, le président congolais a eu l’opportunité de rencontrer son homologue Xi Jinping à Pékin le vendredi 26 mai. Il est également prévu qu’il se rende à Shenzhen, Shanghai et Hong Kong.

La rencontre avec la diaspora congolaise

Dès son arrivée en Chine, Félix Tshisekedi a tenu à s’adresser à la diaspora congolaise et à échanger avec elle. Il a assuré à son auditoire que l’élection présidentielle aurait bien lieu le 20 décembre, tout en critiquant l’opposition qui semble ne pas savoir réellement ce qu’elle veut. Il a souligné que ces opposants ont dénoncé certains aspects du processus électoral, tels que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la Cour constitutionnelle, mais ont finalement rejoint le processus.

La situation à l’est de la RDC

Le chef de l’État a également abordé la situation dans l’est de la RDC et a dénoncé ce qu’il qualifie d' »agression lâche et barbare » de la part du Rwanda dans le conflit avec le M23. Depuis plusieurs mois, Kinshasa accuse le Rwanda d’être derrière la rébellion du M23, qui a occupé une partie de la province du Nord-Kivu avant de se retirer face à l’intervention de la force est-africaine (EAC). Ces accusations ont été reprises par les Nations unies et plusieurs chancelleries occidentales, mais Kigali les a catégoriquement rejetées.

Les critiques excluent le contingent burundais

Le président congolais remet également en question l’action de l’EAC, qui comprend des militaires du Burundi, du Soudan du Sud, de l’Ouganda et du Kenya. Les principales critiques visent les militaires kényans et ougandais, accusés par le président de collaborer d’une certaine manière avec les rebelles ou terroristes du M23. Il précise cependant que le contingent burundais respecte scrupuleusement les accords prévus, citant notamment leur intervention lorsque les terroristes du M23 ont commencé à prélever illégalement des taxes dans les territoires qu’ils occupaient. Quant aux autres contingents, la cohabitation se poursuit.

Des reproches récurrents envers l’EAC

Depuis plusieurs mois, Kinshasa émet des reproches à l’égard de cette force régionale, notamment en ce qui concerne l’application de son mandat qualifié d' »offensif » par les autorités congolaises. Le président Tshisekedi exprime des doutes quant à la capacité de l’EAC à véritablement résoudre les problèmes de sécurité dans l’est de la RDC, en particulier en ce qui concerne la rébellion du M23.

L’un des principaux points de critique concerne la coopération supposée entre certains éléments de l’EAC et les rebelles ou terroristes du M23. Selon le président congolais, certains militaires kényans et ougandais auraient une sorte de complicité avec les groupes armés. Il souligne cependant que le contingent burundais a fait preuve d’un réel engagement en respectant les accords prévus et en intervenant efficacement lorsque les terroristes du M23 tentaient de prélever illégalement des taxes dans les zones qu’ils contrôlaient.

Outre ces problèmes de coopération, Kinshasa reproche également à l’EAC de ne pas mettre en œuvre pleinement son mandat offensif. Les autorités congolaises estiment que la force régionale devrait être plus proactive dans la lutte contre les groupes armés et contribuer davantage à la stabilisation de la région. Selon le président Tshisekedi, si l’EAC ne parvient pas à remplir pleinement son mandat, il est nécessaire de rechercher d’autres alternatives pour garantir la sécurité dans l’est de la RDC.

C’est dans ce contexte que les Congolais ont obtenu le principe d’un déploiement des forces d’Afrique australe, la SADC, pour remplacer l’EAC. Selon les informations, ce déploiement pourrait avoir lieu entre le 15 et le 20 juin prochain. Une réunion des chefs d’état-major est prévue dans les prochains jours afin de définir les modalités de cette transition.

L’objectif de cette décision est de renforcer les efforts de stabilisation dans l’est de la RDC et de garantir la sécurité des populations locales. La SADC, avec son expérience dans la résolution de conflits en Afrique australe, est perçue comme une force capable d’apporter des solutions durables aux défis sécuritaires de la région.

En conclusion, Félix Tshisekedi réitère ses critiques envers la force est-africaine déployée en RDC. Il remet en question l’efficacité de cette force dans la lutte contre la rébellion du M23 et exprime des réserves quant à la coopération entre certains éléments de l’EAC et les groupes armés. Les reproches récurrents de Kinshasa ont conduit à l’initiative de remplacer l’EAC par la SADC, dans l’espoir d’améliorer la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.

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