jeudi, juillet 2, 2026

Dossier Pistolet Jéricho : Matata ne serait-il pas complice ?

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Augustin Matata Ponyo, comme c’est de lui qu’il s’agit, est considéré comme le tissu de mensonges débité pour secourir Salomon Kalonda. Cette affirmation revient plus d’une fois sur la toile, peu après l’intervention « dangereuse » et « honteuse » de l’ancien Premier ministre Congolais, dans une affaire qui porte « atteinte à la sûreté de l’État ».

Salomon Kalonda, alors conseiller spécial de Moïse Katumbi, est accusé par les services des renseignements de l’armée de détention illégale d’une arme à feu et tentative de coup d’État en connivence avec le pouvoir sanguinaire de Kigali. Contre toute attente, Matata Ponyo s’en mêle, oubliant son propre crime économique dans le cadre du projet « Bukanga-Lonzo ». Le ridicule ne tue pas pour de vrai.

D’après « Monsieur bonne gouvernance », le pistolet Jéricho que détenait Salomon Kalonda appartenait plutôt à son garde du corps qui l’avait reçu de la Police depuis qu’il était Premier Ministre. Cette arme, a-t-il poursuivi, a été perdue le 25 mai, mieux le jour du sit-in des 4 leaders de l’opposition devant la CENI. Si cela est vrai, comment cette arme s’est retrouvée entre les mains de Salomon Kalonda ? En tout cas, ça sent un complot contre la République.

Pour répondre à cette question, il est donc important d’analyser minutieusement les propos de Matata. Primo : dans les vidéos qui ont circulé sur la toile le 20 mai, Katumbi et certains de ses gardes (civils) portaient des armes à feu, tandis que Matata lui, fait allusion à la date du 25 mai. Deux dates qui ne s’accordent pas. Toutefois, le postulat selon lequel cette arme appartiendrait à son garde du corps n’est pas à exclure non plus. Ce qui revient à dire que Matata pourrait également céder la même arme  à Salomon Kalonda. Sujet de réflexion.

Secundo : les propos de Matata l’accusent de comploter avec le camp Katumbi sur la question. Car si réellement l’arme appartenait à son garde du corps, il aurait signalé sa perte aussitôt aux autorités compétentes. Ce d’autant plus qu’il avait de bonnes raisons de craindre pour sa sécurité.

Sur base des arguments avancés ci-haut, il y a donc urgence extrême pour Matata Ponyo d’être interrogé par les services de sécurité. Il s’agit d’un sujet sensible. Approfondir la réflexion sur ses propos est un élément à ne pas négliger. Cela permettrait de mieux s’imprégner de cette situation. C’est une nouvelle opportunité qui s’offre afin de permettre à celui-ci d’éclairer la lanterne de l’opinion à ce sujet.

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