Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) manifeste son espoir de restaurer la paix dans les régions de Masisi, Rutshuru et Kwamouth avant les élections, dans le but de faciliter l’enrôlement des électeurs. Cette initiative est soutenue par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Peter Kazadi.
Dans une déclaration suite à l’approbation du projet de loi sur la répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives, provinciales, municipales et locales, Peter Kazadi souligne que le Gouvernement a fait sa part et qu’il revient désormais aux élus de jouer leur rôle. En tant que responsable de la sécurité en RDC, Peter Kazadi exprime son souhait de voir la paix rétablie dans ces zones en conflit afin d’assurer une participation inclusive lors des prochaines élections.
« Le vote des lois relève de la compétence exclusive des députés. Nous avons proposé ce projet de loi, et il appartient aux députés de l’adopter tel quel ou de le modifier. Seize sièges sont réservés à des zones confrontées à des violences, dans le but de représenter les populations de ces régions, même en l’absence d’enrôlement. Le Gouvernement souhaite que la paix règne dans ces régions de la République avant les élections, afin que notre peuple puisse exercer son droit de vote », a déclaré Peter Kazadi lors d’une conférence de presse à l’issue de la séance plénière du 31 mai 2023.
Ce texte, élaboré par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), maintient les sièges des territoires de Masisi et Rutshuru conformément aux élections précédentes. L’examen de ce texte se déroule en l’absence des élus de l’opposition, qui remettent en question la crédibilité du fichier électoral à la base de ce projet de loi et estiment que la majorité parlementaire prévoit une fraude électorale en faveur de Félix Tshisekedi, dans le but de briguer un nouveau mandat.
Les experts recrutés par la Commission Électorale Nationale Indépendante ont jugé ce fichier électoral fiable, après le refus de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Cette démarche de la CENI a été contestée par des acteurs de la société civile et d’autres acteurs politiques. Selon le calendrier établi par la CENI, ce projet de loi doit être promulgué d’ici le 15 juin 2023.
