jeudi, juillet 2, 2026

Liaison Kigali-Brazzaville : les perspectives du leadership de Kinshasa aux Grands Lacs font peur [Éditorial]

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Le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso dans un idylle amoureux politique avec le Rwanda de Paul Kagame en pleine année électorale en République Démocratique du Congo sous le régime Tshisekedi.

Ce tableau digne d’un polar sur la politique en Afrique noire n’est pas le fruit de l’imagination d’un Spielberg ou Dieu seul sait quel autre cinéaste.

Brazza et Kigali ne se cache plus de ce copinage car échangeant comme deux ados des tweets d’amour politique.

Naturellement, de l’autre rive du Fleuve Congo l’on s’interroge volontiers. Les thèses abondent autant que les tirs mouchetés croisés via médias et réseaux sociaux.

Dans ce phare ouest de gratte-papier, il n’en demeure pas moins qu’un fait demeure : le hasard n’existe pas en politique.

D’une part agressée à l’Est et d’autre part esquivée à l’ouest pour son boureau de l’Est en étant dans un bouillonnement intérieur causé par les elections de décembre 2023, la RDC fait pondre bien d’éditos. Qui, de bon coeur ou tête, ne peut ignorer que cette liaison quoique libre au nom de la souveraineté des États cache un mal être terrible.

L’union Sassou-Kagame n’est d’entame rien d’autre que l’association des dictateurs lights anti-élections démocratiques contre la démocratie claire qui s’installe en RDC où en 2018 Kabila, plus jeune que les deux en termes d’année au Pouvoir, a cédé son siège à un Félix Tshisekedi digne fils de son père qui a su déjouer tous les pièges et appâts. Et, à présent, compte bien asseoir le système démocratique et changer définitivement les systèmes politiques.

Faisant de l’agresseur de son voisin le plus direct son allié quitte à le louer, le message de Brazzaville à Kinshasa est sans équivoque : c’est du je t’aime moi non plus. D’autant qu’en relation intérêt, les États basent leurs associations sur base d’intérêt.

Hier encore considéré comme le vieux sage du Grand Lacs, Denis Sassou Nguesso en adulant Kagame alias croix gammée ne tombe que plus bas que terre, signe d’ailleurs d’un déclin proche après un règne sans successeur valable donc sans succès sur le Congo-Brazzaville. En un mot comme en mille, toutes ces manoeuvres en clair et coups silencieux en off ne sont que fruits de la crainte de voir le Congo-Kinshasa dans les dix prochaines années, seconde alternance en vue, d’atteindre son plein potentiel en tant que coeur des Grands Lacs, coeur même de l’Afrique. Rira bien qui rira le dernier.

Ngubaa Yambushi Danny

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