D’entame tombons d’accord que ce n’est pas un péché. Savoir qu’un candidat pour l’élection présidentielle soit aussi candidat à la députation. Du moins, en République Démocratique du Congo.
Seulement, dans le cas de figure congolo-congolais ou encore hier zaïrois voir un candidat à la présidentielle être à la fois candidat à la députation dénote d’une crise de confiance mais encore d’un manque de carrure d’un présidentiable.
Le dimanche 23 juillet 2023, dernier jour du dépôt des listes de partis politiques et des noms des personnalités aux Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures pour les législatives, les Congolais ont découvert deux visages connus de la vie politique aux ambitions présidentielles dans les cases rangées rendues publiques par la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI.
Un fait choque quant à ce qui les concerne. Quoi ? La réponse est là : les deux bons messieurs viennent de démontrer que leurs visées, real politique exige dans le décor d’une année électorale, sont amphibologiques.
N’affichant pas une once de confiance à l’actuel processus électoral pour la présidentielle à cor et à cri aux côtés de leurs compères Katumbi et Fayulu, c’est sans coup férir qu’ils font confiance au même processus mené par la même centrale électorale dirigée par Denis Kadima qui, il sied de le souligner, était traité de tous les noms d’oiseau.
Nul ne pouvant se prévaloir de ses propres turpitudes, ne fallait-il pas que nos deux gabarits aient les mêmes exigences quant au fichier électoral, aux animateurs de la centrale électorale pour les législatives comme pour la présidentielle ?
Donc, peut-on comprendre qu’ils ont eux-mêmes certifié les fichiers électoraux de leurs circonscriptions et qu’ils ont baptisé saint Denis Kadima d’un coup ? Simples interrogations. Le souci de tous congolais est que le processus électoral soit inclusif. Ce, même si certains qui ont voulu péter plus haut que leurs culs se ravisent à postuler pour monter sur le ring de leurs vrais poids politiques : les législatifs. Même si par sursaut d’orgueil, l’un ou les deux postulaient à la présidentielle parce que le tiroir-caisse le permet, le fait de postuler à la députation aussi indique un plan b qui dénote d’un doute logique acceptable. N’est-ce pas ? Rideaux.
Par Frédéric Le Bleu, analyste politique et libre penseur
