jeudi, juillet 2, 2026

Nicolas Kazadi, ministre des finances, rassure quant à la situation budgétaire et explique les perturbations de la paie des fonctionnaires

A la Une

En marge des assises de la réunion de printemps des institutions de Bretton Woods, auxquelles il a participé, Nicolas Kazadi, ministre des finances, a tenu à rassurer sur la performance globale du budget congolais. Des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux prétendaient que le FMI aurait qualifié le budget actuel d’irréaliste et aurait recommandé au gouvernement de le revoir à la baisse. Cependant, le ministre affirme que la situation est toujours bonne et que le budget reste réaliste.

Nicolas Kazadi rappelle les chiffres des recettes pour l’année 2022, où le pays a enregistré 18 000 milliards de francs congolais en recettes propres, soit environ 9 milliards de dollars, auxquels se sont ajoutées d’autres sources de revenus. Pour l’année 2023, le gouvernement prévoit de générer 22 400 milliards de francs congolais en recettes propres, soit environ 11 milliards de dollars, auxquels s’ajouteront d’autres catégories de revenus pour atteindre environ 16 milliards de dollars.

Cette augmentation des recettes s’explique par le soutien budgétaire dont bénéficie le pays. L’année dernière, le gouvernement a reçu 250 millions de dollars, et pour le mois prochain seulement, il est prévu une aide de 500 millions de dollars. De plus, le pays a réussi à mobiliser plus de 8 milliards de dollars auprès de la Banque mondiale, qui doivent être utilisés de manière appropriée.

L’objectif est de dépenser au moins 2 à 3 milliards de dollars de cette enveloppe de 8 milliards de dollars de la Banque mondiale cette année seulement. Si cela est réalisé, cela permettra d’atteindre les 16 milliards de dollars prévus.

Nicolas Kazadi insiste sur le fait que le gouvernement n’a pas menti et que tout se déroule comme prévu. Cependant, il reconnaît que des difficultés de trésorerie exceptionnelles ont entraîné des perturbations dans le paiement des salaires des fonctionnaires au premier trimestre.

Au mois de janvier, le gouvernement a atteint 105% du taux d’exécution budgétaire, dépassant ainsi les prévisions, comme les années précédentes. En février, le taux d’exécution a été de 99%, respectant le budget, tandis qu’en mars, il est descendu à 88%. En moyenne, pour le premier trimestre, le taux d’exécution s’est établi à environ 94%, ce qui est considéré comme des résultats honorables.

Cependant, il y a eu un léger manque à gagner, car le gouvernement attendait une augmentation de 216 milliards de francs congolais, mais n’a finalement obtenu qu’une augmentation d’environ 16 milliards de francs congolais. Bien que cela représente une augmentation par rapport à l’année précédente, le gouvernement n’a pas atteint la cible prévue.

Le ministre des finances attribue cette faible mobilisation de fonds au manque de performance de la Direction générale des recettes administratives, domaniales et cadastrales (DGRAD). Il explique que la DGRAD a rencontré des problèmes avec les producteurs pétroliers, la baisse du prix du baril et des difficultés avec le secteur minier, notamment avec Tenke Fungurume Mining (TFM), ainsi qu’avec les télécommunications.

Malgré ces obstacles, Nicolas Kazadi est optimiste quant à la normalisation de ces problèmes et espère rattraper les recettes manquées. Il reconnaît également que des dépenses exceptionnelles liées à la situation sécuritaire et aux opérations de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont également contribué à exercer des pressions sur le budget.

Le ministre estime que si le pays parvient à terminer son programme avec le FMI, ce serait une première dans l’histoire, car cela démontrerait une constance dans les efforts déployés. Cependant, il reconnaît que plus le temps passe, plus les défis augmentent, notamment en raison de l’approche des élections, de la situation sécuritaire et d’autres pressions.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Articles les + récents

L’Union Européenne poursuit ses réflexions sur un soutien logistique dans la résolution de l’agression Rwandaise

Dans une démarche diplomatique visant à résoudre l'agression dont fait l'objet la République Démocratique du Congo (RDC) de la...

A lire