À la place Sainte Thérèse de N’djili, l’opposition composée de quatre (4) leaders ont tenu leur meeting dans un stade quasiment vide. Sans surprise, cette activité politique a eu lieu dans un climat malsain, notamment avec l’absence de Moïse Katumbi et son ancien ami, Matata Ponyo.
Cela se disait depuis un temps, ce qui vient de se passer à N’djili n’est que l’expression des récents propos tenus par les analystes politiques qui présidaient la fin de cette coalition de circonstance. Tout est communication, dit-on. Et la communication de ce jour-là n’est rien d’autre que la rupture entre ces 4 opposants. N’en déplaise aux extrémistes et radicaux, ces derniers balisent le chemin de la victoire de FATSHI lors de la présidentielle de décembre 2023.
En effet, il faut voir ladite rupture à partir du moment où Fayulu est allé en guerre contre le financier de cette coalition, en l’occurrence Katumbi. Refusant d’aller aux élections, cette position du candidat malheureux de 2018 a été opposée à celle de l’aile de « Kashobwe ». La première partie a exigé l’audit du fichier électoral par un cabinet extérieur reconnu compétent, tandis que la seconde a confirmé qu’il prendra part à cette bataille électorale, quelles qu’en soient les conditions. C’est le début d’une guerre entre les caciques de ces deux camps.
Matata Ponyo, celui-ci est présenté comme le premier perdant dans cette affaire. Malgré les sommes décaissées pour obtenir le soutien de Fayulu au sujet de son affaire judiciaire sur le détournement de fonds destinés au projet du parc agro-industriel de « Bukanga-Lonzo », l’homme ne sent toujours pas l’engagement du président de l’ECiDé. Se sentant escroqué, frustré et toujours recherché par la justice, « Monsieur bonne gouvernance » se sent de plus en plus abandonné à son triste sort. À son tour, il abandonne également ses copains et cherche à se défendre seul.
En effet, il est dorénavant clair de comprendre que les prochaines élections en RDC seront rudes. Mais l’opposition, par manque de préparation du reste observable, se discrédite au jour le jour sur la toile. Si Matata, Fayulu, Katumbi et Sessanga perdent dans l’opinion, le prochain sur la liste est le FCC de Kabila. Faute d’aller aux élections, la Kabilie fait le choix de la résistance pour déstabiliser les institutions. Le temps à venir en dira plus.
Aurélie Ngalula
