jeudi, juillet 2, 2026

Conflit explosif : Le Burundi dénonce la guerre médiatique dévastatrice orchestrée par le Rwanda dans la guerre du M23

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Dans une bataille d’informations entre le Burundi et le Rwanda, l’armée burundaise critique les déclarations diffusées à la télévision rwandaise (RTV) lors de l’émission « ISHUSHO RYICHUMWERU« , présentée par le journaliste rwandais Divin UWAYO. Au cours de cette émission hebdomadaire du 14 mai 2023, qui portait sur les actions de la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’un des analystes invités a clairement affirmé l’existence de liens étroits entre l’armée burundaise et certains groupes armés.

Jean-Baptiste Gaseminari, un avocat renommé, est souvent considéré à tort ou à raison par les journalistes rwandais comme un expert de la région des Grands Lacs. Il a toujours porté une attention particulière à la question de la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, où il a souvent communiqué des informations non vérifiées dans ses analyses, souvent en faveur du régime de Kigali et en lien direct avec les autorités congolaises ou les acteurs impliqués dans la situation sécuritaire de l’est de la RDC.

Lors de cet épisode, Jean-Baptiste a déclaré que le fait que le président congolais Félix-Antoinne Tshisekedi n’ait jamais remis en question les actions de la contingent burundais, parmi d’autres membres de la CAE, s’explique simplement par le fait que les militaires burundais contribuent à la formation et au soutien de groupes armés qui luttent aux côtés de la RDC dans la guerre du M23. Ces groupes comprennent notamment les FDLR et les Nyatura, actifs dans leur zone de contrôle située dans le territoire de Masisi. Ces déclarations ont été mal reçues du côté du Burundi, où les analystes estiment qu’elles pourraient anéantir les efforts de normalisation des relations entre ces deux pays voisins, qui se sont détériorées depuis longtemps, notamment sous la présidence de feu Jean-Pierre Nkurunziza.

Dans un communiqué rendu public et signé par le chef d’état-major de l’armée burundaise, le pays du président Ndayishimiye qualifie ces propos d’incendiaires et de provocateurs. Le document affirme que l’armée burundaise a toujours fait son travail de manière exemplaire et qu’elle ne peut en aucun cas cohabiter ou entretenir des liens avec des milices, comme l’a suggéré ce simple citoyen rwandais.

Les troupes burundaises, présentes au sein de la force régionale des pays d’Afrique de l’Est, ont toujours été remarquées pour leurs interventions dans le territoire de Masisi, leur zone d’affectation. Elles se retrouvent parfois confrontées à certains groupes armés, ce que les citoyens congolais considèrent comme bénéfique, aux côtés des troupes ougandaises et kényanes, dont le président congolais lui-même avait dénoncé la cohabitation avec les rebelles du M23.

Cependant, les déclarations de Jean-Baptiste Gaseminari ont suscité une vive réaction du côté du Burundi. Dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays, les analystes estiment que de telles accusations peuvent compromettre les efforts de normalisation des relations. Depuis le règne de feu président Jean-Pierre Nkurunziza, les relations entre le Burundi et le Rwanda ont connu des périodes de turbulences.

Dans un communiqué officiel signé par le chef d’état-major de l’armée burundaise, le pays du président Ndayishimiye qualifie les propos de Jean-Baptiste Gaseminari d’incendiaires et de provocateurs. Selon ce communiqué, l’armée burundaise a toujours rempli ses obligations de manière exemplaire et ne peut en aucun cas entretenir des liens avec des groupes armés, contrairement à ce qu’affirme le citoyen rwandais.

Les troupes burundaises, qui font partie de la force régionale des pays d’Afrique de l’Est, se sont distinguées par leur intervention dans le territoire de Masisi, leur zone d’affectation. Elles ont souvent été impliquées dans des affrontements avec certains groupes armés. Cette présence militaire est perçue positivement par les citoyens congolais, car elle contribue à la stabilisation de la région, aux côtés des troupes ougandaises et kényanes. Le président congolais lui-même a déjà dénoncé la collaboration de ces forces étrangères avec les rebelles du M23.

Il est important de souligner que le contexte de la guerre du M23 dans la région des Grands Lacs est complexe et que les allégations et les contre-allégations peuvent être sujettes à interprétation. Les relations entre le Burundi et le Rwanda restent tendues, et les déclarations médiatiques contribuent à alimenter les tensions existantes. Il est primordial que les deux pays cherchent des solutions pacifiques et coopèrent afin de préserver la stabilité de la région.

En conclusion, la guerre médiatique entre le Burundi et le Rwanda se poursuit, chacun accusant l’autre de soutenir des groupes armés dans la guerre du M23. Les déclarations de Jean-Baptiste Gaseminari ont enflammé les esprits, suscitant une réaction ferme de l’armée burundaise. Il est essentiel que les deux pays cherchent des voies de dialogue et de coopération pour résoudre les différends et favoriser la stabilité dans la région des Grands Lacs.

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